Google Search Console illustrée par un gardien de phare éclairant les récifs autour de son île

Chapitre 6 du cours pour apprendre le SEO. Google Search Console est le seul endroit où Google vous parle directement de votre site, et c’est aussi l’outil que la plupart des débutants installent puis n’ouvrent plus jamais. Le problème vient rarement de l’outil, il vient de ce qu’on croit y trouver : beaucoup arrivent en cherchant un score, une note ou un bouton pour améliorer leur référencement, et repartent déçus. Ce que Google Search Console propose est à la fois plus modeste et beaucoup plus précieux, puisqu’elle montre ce que Google voit réellement de vos pages. Ce chapitre pose ce que l’outil fait, ce qu’il ne fait pas, comment le brancher correctement du premier coup, et les quatre rapports sur lesquels un site qui démarre a intérêt à passer du temps.

En bref

Google Search Console est gratuite et facultative : Google écrit noir sur blanc qu’il n’est pas nécessaire de s’y inscrire pour apparaître dans les résultats de recherche.

Elle sert à voir si Google explore et indexe vos pages, sur quelles requêtes elles apparaissent, et quelles erreurs il rencontre.

Le choix entre propriété de domaine et propriété avec préfixe d’URL se fait à l’installation et conditionne tout ce que vous verrez ensuite.

Quatre rapports suffisent la première année : Performances, Indexation des pages, Inspection d’URL et Sitemaps.


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Sommaire


Ce que le chapitre précédent avait posé

Le chapitre 5 était consacré à E-E-A-T, ces quatre lettres qui décrivent l’expérience, l’expertise, l’autorité et la confiance. On y a vu que Google n’attribue aucun score caché à votre domaine, que le sigle vient d’un document remis à des évaluateurs humains, et que trois questions suffisent à auditer une page. Si ce chapitre vous manque, notre développement sur ce que Google veut réellement voir sur votre site à travers E-E-A-T reste à lire avant celui-ci.

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Ce chapitre change de registre. Après cinq chapitres consacrés à comprendre comment Google fonctionne, on branche enfin l’instrument qui montre ce qu’il fait de vos pages. Tout ce qui suivra dans ce cours, du choix des mots-clés à la correction technique, s’appuiera sur des données lues ici. C’est pour ça qu’il vaut mieux y passer une heure sérieuse maintenant que trois mois plus tard.


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À quoi sert Google Search Console, et ce qu’elle ne fait pas

Commençons par la phrase qui surprend le plus. Google écrit dans sa propre aide qu’il n’est pas nécessaire de s’inscrire à la Search Console pour apparaître dans les résultats de recherche. Votre site sera exploré et indexé sans elle. L’outil n’ouvre aucune porte, il ne donne aucun avantage de classement, et l’ouvrir ne fera monter personne. Cette précision figure dans la page d’aide officielle qui présente la Search Console, et elle mérite d’être posée d’entrée pour éviter le malentendu le plus courant.

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Ce que l’outil apporte tient en cinq usages, décrits par Google lui-même. Vérifier que Google détecte et explore votre site. Résoudre des problèmes d’indexation et demander une réexploration. Consulter les données de trafic de recherche, avec les impressions, le taux de clic et les requêtes. Recevoir des alertes quand Google rencontre un problème d’indexation, de spam ou d’autre nature. Découvrir quels sites font des liens vers le vôtre. Cinq usages, aucun score, aucune recommandation automatique. Ces alertes méritent d’ailleurs d’être lues avec du recul, puisque Google lui-même a déjà relativisé la portée de certaines d’entre elles, comme nous l’avons vu dans notre article sur les erreurs Search Console dont Google minimise la portée.

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La valeur de l’outil vient de ce qu’il montre, pas de ce qu’il conseille. Un plugin SEO vous donne un avis, un simulateur vous donne une estimation, la Search Console vous donne un relevé. Quand elle affiche qu’une page n’est pas indexée, elle décrit l’état réel de cette page dans l’index de Google, sans hypothèse ni estimation. Cette différence de nature explique pourquoi elle reste le tableau de bord que vous garderez ouvert pendant des années, longtemps après avoir changé de plugin ou d’outil de suivi.

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Les prérequis sont minces : un navigateur récent, les cookies et le JavaScript activés, et un compte Google valide. Aucune installation, aucun abonnement, aucune limite de trafic. L’outil s’adresse selon Google aux propriétaires d’entreprise, aux spécialistes du SEO et du marketing, aux administrateurs de sites et aux développeurs, ce qui couvre à peu près tout le monde ici.


Domaine ou préfixe d’URL : le choix qui se fait une seule fois

Propriete de domaine ou prefixe d url, ce que chacune couvre

À l’inscription, Google vous demande de choisir entre deux types de propriété, et ce choix conditionne tout ce que vous verrez ensuite. La propriété de domaine couvre l’ensemble d’un nom de domaine : tous les sous-domaines et tous les protocoles. Une propriété posée sur exemple.com remonte donc les données de la version en http, de la version en https, du sous-domaine en www, d’un sous-domaine mobile et d’un éventuel sous-domaine de support, le tout dans un seul rapport.

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La propriété avec préfixe d’URL fonctionne à l’inverse. Elle ne couvre que les adresses qui commencent exactement par le préfixe déclaré, protocole compris. Une propriété posée sur l’adresse en https d’un dossier précis inclura les pages situées dessous, mais exclura la version en http et exclura les autres sous-domaines. C’est utile quand vous voulez segmenter, par exemple pour suivre séparément un blog hébergé dans un sous-dossier.

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La différence pratique porte sur la validation. Une propriété de domaine se valide uniquement par un enregistrement DNS, sauf si le domaine est hébergé sur un service Google. Une propriété avec préfixe d’URL accepte de nombreuses méthodes, du fichier HTML déposé à la racine à la balise meta, en passant par le compte Analytics ou Tag Manager. Le détail des méthodes figure dans la page d’aide de Google sur la validation de propriété.

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Pour un site qui démarre, la recommandation est simple. Prenez la propriété de domaine si vous avez accès à la zone DNS de votre nom de domaine, ce qui est le cas chez à peu près tous les hébergeurs. Vous éviterez ainsi la situation classique du débutant qui suit ses données pendant six mois sur la seule version en www, sans voir que la moitié de son trafic arrive sur l’autre. Si l’accès DNS vous fait peur, prenez le préfixe d’URL en attendant, et migrez plus tard.


Les quatre rapports qu’un débutant ouvre vraiment

Les quatre rapports de Search Console utiles la premiere annee

L’interface propose une quinzaine de rapports, et douze d’entre eux ne vous serviront pas la première année. Le rapport Performances est celui qui parle le plus vite : il liste les requêtes sur lesquelles vos pages apparaissent, le nombre de fois où elles ont été affichées, le nombre de clics obtenus et la position moyenne. C’est là que vous découvrirez les requêtes auxquelles vous n’aviez jamais pensé, et c’est de loin la donnée la plus utile pour décider de votre prochain article.

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Ce rapport se lit par onglets, et c’est ce découpage qui en fait la valeur. L’onglet Requêtes montre ce que les gens tapent, l’onglet Pages montre lesquelles de vos adresses remontent, l’onglet Pays et l’onglet Appareils montrent d’où et avec quoi. Le réflexe utile consiste à croiser deux onglets plutôt qu’à lire le premier seul. Une requête qui génère beaucoup d’affichages et aucun clic vous dit qu’un titre ne donne pas envie. Une page qui remonte sur des requêtes sans rapport avec son sujet vous dit qu’elle est mal comprise.

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Le rapport Indexation des pages répond à une seule question : combien de vos pages sont dans l’index, et pourquoi les autres n’y sont pas. Chaque motif de non-indexation est nommé, ce qui permet de séparer les refus normaux des vrais problèmes. Le mécanisme d’entrée dans l’index et les raisons d’un refus ont été traités au chapitre 2, dans notre développement sur ce qu’est l’indexation et pourquoi Google refuse parfois vos pages.

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L’Inspection d’URL travaille page par page. Vous collez une adresse, l’outil vous dit si elle est indexée, quand elle a été explorée pour la dernière fois, et ce que Google a vu en la chargeant. C’est aussi de là que part la demande de réexploration après une correction. La marche à suivre complète est décrite dans notre pas à pas pour vérifier l’indexation de votre site dans Google.

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Le rapport Sitemaps, enfin, sert à déclarer le fichier qui liste vos pages et à vérifier que Google l’a bien lu. Sur WordPress, ce fichier est généré par votre plugin SEO sans que vous ayez rien à écrire, et la déclaration prend deux minutes. Notre tutoriel sur la création et la soumission d’un sitemap XML sur WordPress couvre l’opération de bout en bout.

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Une routine simple suffit pour le premier trimestre. Une fois par semaine, ouvrez le rapport Performances sur les vingt-huit derniers jours et notez les trois requêtes qui montent. Une fois par mois, ouvrez l’Indexation des pages et vérifiez qu’aucun motif de refus n’est apparu depuis la fois précédente. Après chaque correction importante, passez l’adresse concernée dans l’Inspection d’URL et demandez une réexploration. Le reste de l’interface peut attendre l’année suivante sans que ça vous coûte quoi que ce soit.


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Les pièges de lecture qui font paniquer pour rien

Le premier piège concerne les délais. Les données de la Search Console arrivent avec deux à trois jours de retard, et les derniers jours affichés restent incomplets tant que la consolidation n’est pas terminée. Un débutant qui compare aujourd’hui à hier voit donc systématiquement une chute qui n’existe pas. Prenez l’habitude de comparer des périodes de vingt-huit jours, jamais des journées isolées.

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Le deuxième piège concerne la position moyenne, qui est la donnée la plus mal comprise de l’outil. Elle mélange toutes les requêtes et toutes les pages sur la période choisie. Quand de nouvelles requêtes lointaines entrent dans le calcul, la moyenne se dégrade alors que le site progresse. Une position moyenne qui monte de 45 à 62 peut très bien signifier que Google a commencé à tester vos pages sur beaucoup plus de requêtes.

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Le troisième piège concerne les alertes. Un message d’erreur dans la Search Console ne signifie pas toujours qu’une action est requise, et le libellé exact fait toute la différence entre une information et un problème. Lisez-le en entier avant de modifier quoi que ce soit, parce qu’une correction déclenchée par une alerte mal comprise crée souvent le vrai problème.

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Un dernier point d’actualité mérite d’être connu, même s’il dépasse le cadre de ce chapitre. Les requêtes venant des surfaces génératives de Google sont désormais mêlées aux autres dans le rapport Performances, ce qui rend difficile de savoir ce qui vient de la recherche classique. Le détail est expliqué dans notre article sur les requêtes AI Mode que Search Console mélange aux autres. Retenez simplement que la lecture des données demande aujourd’hui plus de prudence qu’il y a deux ans.


Où on va au chapitre suivant

La routine hebdomadaire et mensuelle a tenir sur Search Console

Ce chapitre vous a donné l’instrument. Le rapport Performances vous montre déjà des requêtes sur lesquelles vos pages apparaissent, et c’est précisément là que commence le travail suivant. Le chapitre 7 ouvre le module consacré aux mots-clés et pose la question de base : qu’est-ce qu’un mot-clé, et pourquoi certains valent beaucoup plus cher que d’autres.

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En attendant, une seule action compte cette semaine. Créez votre propriété, validez-la, et laissez l’outil collecter des données. Il ne montrera pas grand-chose les premiers jours et c’est normal, puisqu’il ne remonte pas dans le passé. Plus vous branchez tôt, plus vous aurez d’historique le jour où vous en aurez vraiment besoin.


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