
La liste des facteurs de classement SEO revient tous les ans, et elle finit presque toujours en catalogue de deux cents lignes que personne ne sait par quel bout prendre. L’enquête publiée le 9 septembre par Cyrus Shepard sur Zyppy prend le problème autrement : elle a demandé à 131 professionnels du référencement de noter 103 signaux, un par un, sur une échelle qui va de très positif à très négatif. Le résultat tient sur une page et se lit sans dictionnaire. Voilà ce qui ressort de ces 13 665 notes, et surtout ce qu’un site qui débute peut en faire dès cette semaine.
En bref
131 professionnels du référencement ont noté 103 facteurs de classement SEO sur une échelle à sept crans, du très positif au très négatif.
La pertinence arrive en tête avec 57,1 % des votants qui la placent dans leur trio, les backlinks suivent à 54,8 %.
Le contenu produit en série par une intelligence artificielle est noté négativement quand il n’est pas revu par un humain.
La meta description ferme la marche : les votants lui accordent un effet nul sur le positionnement.
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ChatGPTLa pertinence arrive en tête, les liens juste derrière

Les facteurs de classement SEO sont ici triés selon le pourcentage de votants qui les placent dans leur trio de tête. La pertinence sort première à 57,1 %, les backlinks suivent à 54,8 %, la qualité du contenu à 47,6 %. Viennent ensuite l’autorité et la confiance à 36,5 %, les signaux de comportement et de clic à 29,4 %, puis les signaux de marque à 27 %. La satisfaction de l’internaute obtient 19,8 %, la santé technique du site 17,5 %, l’autorité thématique 14,3 %, et le maillage interne clôt le top dix à 11,1 %.
La pertinence, dans ce contexte, n’a rien d’un concept flou. Elle désigne le fait qu’une page réponde réellement à la question posée par la personne qui a tapé la requête. Un article intitulé « meilleur logiciel de facturation » qui déroule trois pages d’histoire de la comptabilité avant de citer un outil manque de pertinence, même s’il est bien écrit et bien maillé. C’est le premier tri, et il se joue avant tout le reste. Juste derrière viennent l’autorité et la confiance, deux notions que Google décrit dans ses propres consignes et que nous avons détaillées dans ce que Google attend réellement de votre site en matière d’E-E-A-T.
Ce qui frappe dans ce haut de tableau, c’est la place que gardent les backlinks. On lit régulièrement que les liens ne comptent plus, que Google s’appuie désormais sur d’autres signaux, et le vote de ces 131 praticiens dit exactement le contraire. Les liens restent le deuxième signal cité par les professionnels, à moins de trois points de la pertinence. La nuance porte sur leur provenance : ce sont les liens venus de domaines de confiance et proches du sujet qui sont visés, pas le volume brut.
En bas de tableau, un signal fait l’unanimité contre lui : la meta description. Les votants lui reconnaissent un rôle sur le taux de clic, jamais sur la position. Cela ne veut pas dire qu’il faut la laisser vide, seulement qu’aucune heure passée à la ciseler ne fera monter une page. Une bonne partie des extensions de référencement continuent pourtant d’afficher un voyant rouge tant qu’elle n’est pas remplie, ce qui entretient la confusion chez les débutants.
L’échelle de notation explique la forme du résultat. Chaque participant pouvait noter un signal de trois points positifs à trois points négatifs, donc dire aussi qu’un facteur nuit. Peu d’enquêtes sur les facteurs de classement SEO le permettent, et c’est elle qui fait ressortir le rejet du contenu produit en série.
Ce que les votants pensent du contenu produit en série

Le volet le plus discuté de l’enquête porte sur les textes générés à la chaîne. Les participants notent négativement le contenu produit en série par une intelligence artificielle dès lors qu’il n’a pas été substantiellement revu par un humain. À l’inverse, deux éléments décrochent des notes élevées : la recherche originale et les données de première main, autrement dit ce qu’un site est le seul à pouvoir publier.
Un des contributeurs résume la bascule en une phrase : l’intelligence artificielle a rendu le contenu bon marché, et la qualité devient le filtre. Cette lecture rejoint ce que nous écrivions sur ce que Google pénalise vraiment dans le contenu généré, où la ligne de partage passe entre la production automatisée sans relecture et le texte assisté puis retravaillé.
Pour un site qui démarre, la conséquence pratique est plutôt encourageante. Publier trente articles génériques en un mois coûte désormais presque zéro, donc n’apporte presque aucun avantage compétitif. Ce que vous savez et que personne d’autre ne peut écrire garde en revanche toute sa valeur : le relevé de vos propres prix, le retour de vos clients, la manière dont votre métier se pratique réellement. Un artisan qui documente cinq chantiers avec ses photos et ses chiffres tient quelque chose qu’aucun générateur ne produira.
Cependant, il faut garder une réserve en tête sur la nature même de cet exercice. Une enquête d’experts mesure ce que des praticiens observent et croient, jamais ce que l’algorithme fait. Google n’a pas validé ce classement et ne le validera pas. La valeur du document tient à la convergence de 131 avis indépendants, ce qui est solide pour se donner des priorités, et insuffisant pour en tirer une règle absolue.
Autant le dire clairement, aucune liste de facteurs de classement SEO n’a jamais été confirmée par le moteur. Ces enquêtes donnent un consensus de terrain, qui se vérifie ensuite page par page sur vos propres données. Un signal classé cinquième chez 131 praticiens peut très bien être le premier levier sur votre site, simplement parce que vous ne l’avez jamais travaillé.

Ce que ces facteurs de classement SEO valent quand on débute
La première chose à en tirer, c’est un ordre de passage. Un site neuf qui essaie de travailler dix signaux en même temps ne travaille aucun correctement. Le classement suggère une file d’attente assez claire : répondre précisément à une question réelle, publier quelque chose qu’on est seul à pouvoir dire, puis seulement ensuite s’occuper des liens entrants et du reste.
La position de la santé technique, huitième, mérite d’être lue correctement. Elle n’est pas huitième parce qu’elle compte peu, elle est huitième parce qu’elle fonctionne comme un préalable. Une page introuvable par les robots ne se classe nulle part, quelle que soit sa pertinence. Une fois que l’exploration se passe bien, ajouter de la technique n’apporte plus grand-chose, et c’est exactement ce que ce rang traduit.
L’autorité thématique, neuvième, et les signaux de marque, sixièmes, racontent la même histoire vue sous deux angles. Couvrir un sujet en profondeur plutôt qu’en surface finit par payer, et c’est ce que nous détaillions à propos de l’autorité thématique et de la référence que les moteurs finissent par citer. Le rapprochement entre les deux n’a rien d’accidentel : une marque connue sur un sujet est aussi celle qu’on cherche par son nom.
Côté moteurs génératifs, la liste se transpose plutôt bien. Les réponses de ChatGPT, de Perplexity ou des AI Overviews s’appuient sur des pages qui traitent précisément d’un sujet, publiées par des sites reconnus sur ce sujet. Les critères d’expérience et de confiance rappelés plus haut reviennent presque à l’identique, et c’est aussi ce qui décide de la marque citée en réponse. La différence tient au format de la réponse, pas aux signaux d’entrée.
Le détail complet, facteur par facteur, se trouve dans l’enquête publiée par Cyrus Shepard et Dawn Shepard sur Zyppy. Prenez-la pour ce qu’elle est : une photographie de ce que le métier considère comme important en 2026, utile pour classer vos chantiers, jamais pour vous dispenser de regarder ce qui se passe réellement sur vos propres pages.

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